📢 L'INTERVIEW BILAN
À quelques semaines de quitter le BUT MMI pour rejoindre le Master 1 CDE, Jean Cano a accepté de revenir avec nous sur ses trois années de formation. Ambitions, doutes, fierté : il répond à nos dix questions, sans détour.
💬 L'interview
1 Comment te sens-tu à l'heure de boucler ce cycle de trois ans en BUT MMI ?
Plutôt serein, et même soulagé d'une certaine manière. C'est un cycle dense, avec énormément de projets à mener en parallèle, donc voir le bout est forcément satisfaisant. Mais il y a aussi une petite pointe de nostalgie, parce que ces trois années m'ont vraiment construit, autant humainement que professionnellement.
2 Si tu devais ne garder qu'un seul souvenir de ces trois années, lequel choisirais-tu ?
Difficile d'en choisir un seul, mais je pense que je retiendrais le jour où j'ai appris que France 3 venait tourner un reportage sur le projet PROSA. J'avais passé des semaines à négocier ça avec des journalistes, et voir le travail de toute une promo mis en avant sur une chaîne locale, ça reste un moment fort.
3 Quel a été le projet qui t'a le plus marqué durant ta formation ?
Sans hésiter, PROSA, le jeu narratif sur les mythes corses et provençaux qu'on a développé en collaboration avec les étudiants de Corte. C'est le projet où j'ai eu le plus de responsabilités, notamment sur toute la phase de tests utilisateurs et les relations presse. C'est celui qui résume le mieux ce que j'ai appris en trois ans : la rigueur, le travail en équipe et l'importance de tester avant de valider. Je retiens aussi ce projet car il a permis pour moi qui suis curieux de découvrir une nouvelle culture lors d'un déplacement de groupe d'une semaine en Corse pour le projet.
4 Justement, qu'as-tu appris de cette fameuse phase de tests sur PROSA ?
Qu'on ne gère jamais la qualité d'un projet au ressenti. Pendant une session de 1h30 avec des étudiants de première année, j'ai consigné méthodiquement le taux de réussite des mini-jeux, le temps de parcours et tous les problèmes remontés. Ça m'a appris à isoler les vrais points de friction plutôt que de me fier à mon intuition, et c'est probablement la leçon la plus utile que je vais emporter avec moi.
5 Y a-t-il eu, à l'inverse, un moment plus difficile ou une remise en question pendant ces trois ans ?
Oui, clairement en première année sur le site MMI Voyage. J'avais géré la partie la plus complexe, la carte interactive, mais j'ai dû demander de l'aide à un autre étudiant sur la partie CSS. Sur le coup ça m'a un peu frustré, mais ça m'a surtout poussé à combler cette lacune dès le projet suivant, HomeKey, où j'ai pu progresser tout seul sur HTML et CSS.
6 Ton stage au Sporting Club de Toulon est souvent cité comme un tournant. Qu'est-ce qui a changé après cette expérience ?
Ce stage m'a confirmé que je voulais vraiment relier communication digitale et univers sportif. Produire des contenus pour un club sportif qui plus est de football, analyser leur stratégie éditoriale avant de publier, gérer la logistique les jours de match... ça m'a donné une vision beaucoup plus concrète du métier que je veux faire, et ça m'a aussi appris à être plus autonome et proactif dans mes échanges professionnels.
7 Le dossier de presse de la MMI LAN 2024 a été repris par France 3 PACA et Var Matin. Comment as-tu vécu cette reconnaissance ?
Avec beaucoup de fierté. On avait passé une dizaine de jours à structurer ce dossier à deux, en intégrant des sources fiables et des citations de professeurs. Voir que des rédactions s'en emparent deux jours seulement après l'événement, ça valide vraiment le travail fourni et ça m'a donné confiance pour les démarches presse suivantes, notamment sur PROSA. Pour l'anecdote : lors de la MMI Lan 2024 mon objectif était d'avoir une visbilité sur l'antenne locale de France 3, ce qui n'était pas possible en raison de problèmes de logistique. Avoir obtenu le reportage pour PROSA a donc été un soulagement qui m'a fait oublier l'échec de la tentative pour la MMI Lan.
8 Tu as aussi été représentant des étudiants de ta promotion pendant quatre ans, entre la Première et le BUT2. Qu'est-ce que ce rôle t'a appris ?
Énormément de choses sur l'écoute et la communication justement. Représenter un groupe, c'est devoir transmettre des messages parfois délicats, ajuster sa façon de s'exprimer selon les interlocuteurs, étudiants, professeurs ou administration. J’ai été très fier de porter la voix de ce groupe que j'ai appris à connaître au quotidien. C'est une posture que j'ai ensuite retrouvée presque naturellement pendant mon stage au SC Toulon.
9 À l'approche du Master CDE, qu'est-ce qui t'enthousiasme, ou au contraire qu'est-ce qui t'inquiète un peu ?
Ce qui m'enthousiasme, c'est de pouvoir aller encore plus loin sur la stratégie éditoriale et la culture web, sur des projets avec encore plus d'enjeux. Ce qui m'inquiète un peu, c'est le rythme : le BUT MMI est déjà dense, donc j'imagine qu'un Master le sera tout autant. Mais je préfère voir ça comme un nouveau défi plutôt qu'une source de stress.
10 Un dernier mot, ou un conseil, pour un étudiant qui démarre tout juste son BUT MMI aujourd'hui ?
Je dirais : testez tout, et n'ayez pas peur de demander de l'aide quand vous bloquez, ce n'est jamais du temps perdu. Et surtout, essayez de relier vos projets à ce qui vous passionne vraiment en dehors des cours. Pour moi ça a été le sport, et c'est ce qui a donné du sens à tout le reste.
Propos recueillis par MMI_News. Bonne chance pour la suite, Jean !